Adopter un chien

Adopter un chien

Les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux ont déjà pu remarquer l’apparition de mon chiot, Django, sur plusieurs stories. Etant une grande amoureuse des animaux depuis toute petite, j’ai toujours voulu adopter une boule de poils quelle qu’elle soit (un chien, un hamster, un cochon d’Inde ou encore un chat). Bon, malheureusement, il s’est avéré qu’à mes 19 ans, j’ai débuté une allergie au chat et aujourd’hui, impossible d’en toucher un sans éternuer pendant des heures.

Vous avez tous sûrement entendu la phrase “quand tu seras chez toi, tu feras ce que tu voudras”, émanant de la bouche de vos parents. Cette phrase qu’on apprécie tant lorsqu’on est enfant, car pour nous le “chez nous” est dans une éternité … J’ai donc entendu cette phrase dans le contexte des animaux. En effet, dans ma famille je suis la seule à en être dingue. Donc l’adoption d’un animal (à poil en plus !) était inenvisageable !

Me voilà donc à mes 20 ans, vivant dans un appartement avec mon copain. Vous vous doutez bien de la suite, nous avons rapidement parlé d’adopter un chiot. Et alors là, le combat est arrivé !

Entre les arnaques sur internet, les associations qui demandent des critères plus sérieux que si vous vouliez entrer au FBI, et celles qui ont une liste d’attente de plusieurs mois si ce n’est année ! Autant vous dire que la boule de poils que vous attendez n’est pas prête de vous rencontrer !

Nous avions en plus en tête des critères bien particuliers (la suite vous expliquera que le coup de foudre n’a pas de critères) : nous voulions un pug qui soit une jeune femelle, qui puisse vivre en appartement et faire des voyages avec nous. Après une arnaque sur internet (attention aux annonces prometteuses et trop faciles), j’ai vite désespéré. Je ne mettais jamais imaginé qu’il était si compliqué de trouver un chiot à adopter.

Mon impatience et moi avons alors motivé mon chéri, un bel après-midi d’octobre, à visiter une animalerie avec de très bonnes critiques, qui avait des chiots d’élevages. En arrivant là-bas, nous tombons sur un vendeur très agréable qui nous questionne et nous explique être un ancien éleveur de pug. Il nous fait vite comprendre que cette race est une très mauvaise idée surtout pour des étudiants. En effet, leur museau plat les essouffle vite en cas d’exercices et de chaleur, ils sont très régulièrement malades (donc frais vétérinaires) et ils faut toujours nettoyer les plis de leur peau soigneusement pour éviter la macération, bref, le cauchemar en vu.

Après discussion, le vendeur nous amène voir les chiots. Nous y découvrons 2 Yorksires, 2 Teckels, 2 Spitz et 5 Chihuahas. Je remarque tout de suite un petit chihuahua blanc et noir avec une petite tâche marron sur le nez. Il me fixe et comme tous ses compagnons, il se rue sur la vitre qui nous sépare de lui en aboyant. La différence a été qu’il ne m’a pas quitté des yeux, et lorsqu’au bout de quelques minutes, les autres sont repartis jouer, lui est rester me regarder.

Oui bon ok ça fait cucul dit comme ça, mais ceux qui ont adopté un chiot peuvent sûrement confirmer mon discours !

“Un chien ne se choisit pas, c’est lui qui nous choisit.”

Je craque donc littéralement pour ce petit bout minuscule de 700 g qui me regarde avec ses grands yeux noirs et je finis par voir affiché sous son nom “pot de colle”. Le temps confirmera bien cet insigne ;).

Bref, le vendeur me propose de prendre dans mes bras celui qui deviendra “Django”. Il était surexcité ! Comme aujourd’hui, lorsque je rentre de mes cours. Il était monté comme un singe sur mon bras et avait fini derrière ma nuque (c’était le plus coquin de l’animalerie parait-il).

Je regarde donc mon copain dans l’espoir de voir un “oui” dans ses yeux mais je n’y ai vu que de l’hésitation. Après débat, je suis finalement parti en urgence chez moi en métro pour récupérer mon chéquier et adopter ce bébé tout de suite (oui, je vous avais dit que j’était impatiente…).

En revenant dans l’animalerie, Django était dans les bras du vendeur. Il avait pleuré tout le long de mon absence (“au la fille à l’eau de rose, tu arrêtes ton charabia ?”).

Ce petit bout a donc intégré notre vie, et il la comble depuis des mois maintenant. C’est un réel bonheur d’avoir sa présence chaque jour. Les débuts sont difficiles, car on a du mal avec l’éducation (comment dire NON à une petite bouille qui nous fixe avec ses gros yeux noirs ?) et le chiot pleure la nuit.

Nous avions toujours eu un doute sur sa race. Certes, c’était un chihuahua, mais pas comme tous les chihuahua que nous croisions. Nous avons à ces 9 mois (alléluia) découverts qu’il était croisé Papillon !

Que faut-il prévoir avant d’adopter un chien ?

Prévoyez le budget. D’abord pour l’adoption / l’achat, mais aussi pour les premiers vaccins, les accessoires, la nourriture et les possibles rdv chez le vétérinaire pour maladies.

Ensuite, soyez sûr d’avoir du temps pour lui. En effet, si vous travaillez de 8H à 18H votre petit risque de trouver le temps long et de faire des bétises (pipi partout par exemple). Personnellement, je rentre chez moi tous les midis et mon chéri à des grandes disponibilités donc Django ne se retrouve pas longtemps seul.

Demandez-vous si vous serez motivé à le promener plusieurs fois par jour ? Matin et soir au minimum !

Etes-vous prêt à l’éducation ? En effet, cette période peut être longue et démotivante (votre chien fera pipi à l’intérieur, il fera des bêtises, il mangera des choses à ne pas manger, il pleurera ou aboiera, etc.).

Enfin, faites attention si vous aimez voyager ! Certains pays n’acceptent pas les chiens (Indonésie par exemple). Pourrez-vous donc le faire garder ? Supporterez-vous d’être loin de lui pendant 3 semaines ? On voit beaucoup trop de chien se faire abandonner au bord de la route pendant la période estival. Si vous n’êtes pas prêt à emmener votre chien en vacances ou à le faire garder alors, ne l’adopter pas ! Les chiens sont des êtres vivants, ils n’ont pas à être adopté par pulsion puis abandonner lorsqu’ils deviennent une contrainte.

Conseil :

J’ai adopté Django en octobre (donc en hiver). Il ne pesait que 700 g et tremblait à en faire une attaque lorsqu’on le sortait. Il est donc très peu sorti au début et nous avons eu beaucoup de retard au niveau de sa sociabilisation et à 10 mois, il ne fait toujours pas ses besoins dehors, mais dans une litière. En effet, chez notre famille ou nos amis qui ont des jardins, il est propre, mais sur Lyon, il refuse de faire dehors…).

Donc si je dois bien vous conseiller : éviter l’adoption l’hiver des tous petits chiens. Car je ne suis pas la seule personne à avoir eu le problème.

Ce petit bonhomme affectueux, collant et tête de mule fait notre bonheur chaque jour. Alors si vous hésitez encore, n’hésitez pas à me contacter ou à me laisser un commentaire et je répondrais à vos questions :).

 



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